Salut à vous !
C’est à se demander par où commencer… Disons que j’ai déjà commencé quelque part par écrire mes constatations sur l’égalité entre les hommes. Ca nous donne déjà un bon nombre de choses que je ne devrais pas expliquer. Je me lance, le reste viendra dans d’autres billets…
Beaucoup de gens s’accordent à dire que le système en soi “n’est pas parfait, mais on a encore rien inventé de mieux”. Vrai ou non ? Il faut voir. Je compte, ici, présenter un avis argumenté mais, vous le verrez assez vite, je ne peux me prononcer de façon absolue.
La démocratie suppose que chacun, à condition d’être majeur et citoyen d’un Etat, peut y exercer le pouvoir, sous forme de vote aux diverses élections. De même, il a le droit de se présenter à ces élections. Comme il est impossible que tout le monde dirige le pays, on élit des représentants pour qu’ils le fassent à notre place. Cela les élève quelque peu au-dessus des autres, mais ces autres ont la capacité de sanctionner les candidats qui se sont avérés incompétents, en votant pour une autre faction politique la prochaine fois. Facile à dire.
Ce concept fonctionne encore, tant bien que mal, lorsque nous avons à faire à deux… trois partis politiques. Et que nous sommes capables de faire perdre le pouvoir à l’un pour le donner à l’autre (c’est le cas aux USA ou en Angleterre). Cela ne s’applique pas trop mal en France, où les mouvements majeurs restent peu nombreux.
Mettons en avant un concept qui me semble important et qui supportera mes réflexions futures aussi : une organisation quelconque devient plus efficace et plus rapide, lorsque le processus de décision implique un minimum de personnes. Voilà pourquoi on élit des assemblées pour qu’elles débattent, au lieu de réunir des millions de citoyens au même endroit. Cela s’applique à l’Etat aussi, bien sûr. Certes, beaucoup de gens peuvent être insatisfaits de la direction que prennent les choses. Mais au moins, ça avance.
Bienvenue en Belgique, petit état de 30 000km² et vaguement 11 millions d’habitants, où il faut mettre d’accord une dizaine de partis politiques, tous étant assez importants pour peser dans la balance. Un Etat disposant de 4 gouvernements, où les compétences se chevauchent et où cela prend 500 jours pour constituer un gouvernement fédéral, après des élections. Un Etat, où peu importe pour qui vous votez. Tous s’arrachent des sièges de ministres et les coalitions au pouvoir finissent pas réunir les parties de “l’opposition” alors que celui qui a remporté le plus de voies est mis de côté. Le pays de tous les consensus, de négociations interminables et de toutes les demi-mesures.
La démocratie suppose le fractionnement du pouvoir. Pas seulement la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire). Le fait que “tout le monde” puisse voter fait qu’au final personne ne détient le vrai pouvoir. Tout est lent et indécis. Je cite ici l’un de mes professeurs de sciences politiques qui disait, il y a de cela deux ans, que la différence était faible entre la démocratie (où tout le monde a le pouvoir) et l’anarchie (où personne ne l’a). Je trouve cela très vrai.
D’une part, la démocratie nous apporte une forme de sécurité. Sa lenteur bureaucratique, fait qu’il est difficile de créer un préjudice aux innocents. D’autre part, les coupables en profitent pour rester impunis. Nous sommes plus difficilement soumis à la folie d’un seul psychopathe mégalomane… Mais les visionnaires éclairés n’ont aucune chance de faire avancer leur pays avec une efficacité optimale. En théorie, le pouvoir revient à la majorité…
Un autre point est à soulever alors : la majorité des gens sont des idiots. On se le dit souvent en riant. Mais pensez au fait que la démocratie occidentale nous mets tous à égalité ? Le professeur précité, amer, demandait à son auditoire “Pourquoi un ouvrier devrait avoir le même droit de vote qu’un universitaire ? Qu’un professeur de sciences politiques qui comprend tous les mécanismes du monde politique ? Ou qu’un économiste ?” Pas faux. Revenons à l’égalité, dont j’ai déjà brièvement parlé. Nous ne sommes pas tous égaux, nous ne sommes pas tous les mêmes. D’ailleurs, à l’heure de la Crise (une autre de la longue suite de crises qui ponctuent l’Histoire), en quoi les gens qui passent leur vie devant la télévision à regarder la Star Academy devraient avoir le même pouvoir décisionnel que ceux qui travaillent dans les finances et appréhendent effectivement le monde qui les entoure ? En quoi le simple fait que vous ayez 18 (ou 21) ans vous donne le pouvoir de décider de l’avenir de votre pays ? Même pour une bête voiture, il faut un permis… Alors pour élire le gars qui a accès au missiles nucléaires et qui nomme des ministres…
On dit souvent qu’il est facile de critiquer et ce n’est pas faux. On le voit systématiquement lorsqu’il est question d’un problème. Tout le monde dit que ceci ou cela est mal, que les fonctionnaires sont des cons et les politiciens des voleurs. Sans oublier les managers qui, eux, sont des machines à fric sans âme.
Alors, de mon côté, qu’ai-je à proposer, en plus de ma critique ? Sans doute pas grand-chose. Je peux me prononcer sur certaines possibilités qui s’offrent à nous. Admettons, que j’ai envie de changer les choses. Quel système, sinon la démocratie ? Démocratie avec vote censitaire ? Monarchie ? Dictature ? Anarchie ? Vie en tribu ?
Je répondrai : un pouvoir centralisé. Je fais primer l’efficacité sur le social. Bien sûr, au sein d’une nation on devrait s’entraider. Mais je préfère que ce soit le fait d’un petit groupe de gens. Rapidité. Sans parler du fait que moins il y a de gouvernants, moins cher cela peut coûter (je vous laisse imaginer tous ces ministres de 4 gouvernements belges… leurs voitures de fonction et tout le reste…). Maintenant, quel système est-il le meilleur ? Je pense que cela mérite plusieurs autres billets…
A bientôt donc, je vous laisse méditer le fait que la démocratie telle que nous la connaissons n’est qu’une vaste blague.
Wow… Tout un programme. Ce n’est pas un sujet facile auquel il faut s’attaquer à la légère, mais je ne peux attendre avec ça. En effet, les réflexions que je compte développer ici serviront de base à ce qui suivra dans d’autres billets.
Pour commencer : non, je ne veux pas vous parler des mathématiques ou d’autres sciences “exactes”. J’aimerais pourtant. Cela dit, non seulement je n’y connais pas grand-chose, mais en plus la réalité de la vie en société est soumise à des lois si inexactes et remplies d’exceptions que cela n’a aucun intérêt.
Non. Nous parlons bien d’égalité entre hommes (et femmes bien sûr), entre êtres humains. J’ai l’impression d’avoir à écrire quelques dizaines de lignes remplies de choses évidentes. Néanmoins, je me dois de présenter mon point de vue, avant de m’attaquer à la suite des textes. En plus, lorsque j’entends les gens crier leur mécontentement face à la situation dans le monde, les chansons “anti-impérialisme occidental” que l’on trouve aisément sur youtube à l’approche de toutes les élections… Je crois que ce n’est pas si évident que ça pour tout le monde.
L’égalité, en tant que concept socio-humain, n’existe pas.
Voilà, j’espère que tout le monde a bien lu. Je me veux ici réaliste, rien de plus. J’aimerais que l’on ne confonde pas la réalité avec les utopies qui ne sonnent bien que sur papier (et encore, pas toutes).
Nous serions égaux, si nous étions 7 milliards de clones du même âge, ayant vécu au même endroit et ayant exercé le même métier. Impossible, bien sûr. Nous devrions donc avoir le même statut social, les mêmes caractéristiques physiques, le même QI, les mêmes passions, les mêmes amis, les mêmes… Non, mais c’est de la folie.
Nous sommes tous différents. Cela fait la force de la race humaine, à ne pas en douter. Pendant que certains développent les merveilles de la Science, d’autres se consacrent à bâtir des édifices ou composer la musique qui donne des frissons. D’autres encore sont des leaders charismatiques qui inspirent des foules et les mènent vers l’avenir. Certains ne demandent pas plus qu’une vie paisible, sans grandes responsabilités. Même si nous avons une tendance affreusement prononcée pour le conformisme (voir expérience de Asch), nous voulons être et sommes différents. De là naissent les avantages que nous avons sur d’autres et que d’autres ont sur nous. Depuis toujours, il y a eu celui qui était parvenu à aller abattre un mammouth et le manger et celui qui inventa le feu pour cuire sa viande. Voilà, c’est un état de fait. Il n’y a rien à discuter, d’après moi.
Mais puisque la Nature (appelons-la comme ça pour plus de facilités) est telle que nous ne sommes pas égaux, pourquoi vouloir prétendre le contraire ? Le sentiment le plus répandu dans le monde occidental, ou du moins celui qui est officiel, semble vouloir nous dire que nous sommes tous égaux. Alors je sais, “c’est une façon de dire que nous sommes égaux devant la loi, que c’est la même pour tous”. Ben non. Même là, l’égalité n’est que théorique. Et même la théorie admet des inégalités (pour ne citer que l’immunité parlementaire). Sans parler de l’exemple le plus classique : celui qui a plus d’argent aura un meilleur avocat, sinon un cabinet entier; celui qui est pauvre devra aller bosser et n’aura même pas le temps de s’occuper de son procès.
Depuis le début de ce post, je ne juge pas. Je n’évalue même pas. Je constate. Je n’ai toujours pas présenté mon avis et ce n’est pas le but.
L’égalité sonne bien, comme slogan dans une devise (je ne vise aucun pays en particulier ^^’). Dans la pratique, elle est irréalisable à cause des différences qu’il y a entre les gens.
Je veux juste attirer votre attention, chers lecteurs et lectrices, sur l’hypocrisie de ceux et celles qui clament que nous sommes tous égaux. Qu’ils soient manifestants contre tel ou tel grand méchant PDG ou politicien ou justement hommes et femmes de pouvoir vous disant que vous êtes comme eux. C’est faux ! Aucun de nous n’est comme l’autre. Point. Sans jugement d’aucune sorte.
L’égalité entre hommes n’est qu’une vaste blague. Souvenez vous-en pour la suite.
Bonne journée !
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